ma fiction sur Manouchian et l’affiche rouge

https://www.franceinter.fr/emissions/autant-en-emporte-l-histoire/autant-en-emporte-l-histoire-13-mai-2018

Ils s’appelaient Witchitz, Rayman, Alfonso, Manouchian, Wajbrot… Des noms et des visages qu’en février 1944, les Français découvrirent sur la célèbre Affiche rouge, placardée par les nazis pour effrayer la population…

Détail d'une reproduction de "L'affiche rouge" placardée par la propagande allemande. Elle présentait les portraits de dix résistants
Détail d’une reproduction de « L’affiche rouge » placardée par la propagande allemande. Elle présentait les portraits de dix résistants © AFP / AFP

Ces condamnés à mort étaient jeunes, souvent très jeunes… Étrangers pour la plupart… Fuyant les persécutions antijuives et le fascisme, ils étaient arrivés en France, pleins d’espoir en la patrie des droits de l’homme… Mais quand en 1940, elle a été envahie par les nazis, et l’URSS à son tour l’année suivante, ces jeunes communistes n’ont pas hésité à prendre les armes.

Sabotages, déraillements de trains, exécutions de militaires nazis… D’une audace folle, ces résistants des FTP-MOI (la main d’œuvre immigrée) commettent en 1943, en région parisienne, pas moins de 92 attentats en l’espace de six mois… Une provocation insupportable pour les polices françaises et allemandes qui en novembre finiront par les arrêter et les faire condamner à mort.

Les noms de ces héros, morts pour la France, ont longtemps été oubliés, voire occultés. C’est à travers les yeux du chef de ce réseau que je vais raconter leur histoire : Missak Manouchian, poète et résistant.